Psychologue, psychanalyste

Spécialiste des questions d’expatriation, d’exil, d’immigration, des incidences subjectives de l’éloignement, perte de repères au cabinet Shibuya-Tokyo. Japon

Si le japon est un pays où s’expatrier peut s’avérer une expérience enrichissante, elle peut aussi être difficile, douloureuse. Le Japon est une société dite « verticale ». C’est un type de société dans laquelle les solidarités s’établissent dans des groupes hiérarchiques très définis, par exemple une administration, une entreprise ou une école.  Elle produit donc des dispositifs verticaux. Ce fonctionnent peut avoir des effets psychiques sur le français expatrié au Japon qui est issue d’une autre culture.  De plus son rapport à l’Autre, aux l’étrangers est complexe. Ce qui peut favoriser le choc culturel. En général le choc culturel survient après la phase « lune de miel ». Pour certains français expatriés-immigrés, admettre que l’on sera toujours considéré comme l’étranger dans le pays d’accueil peut poser problématique.

Justement sa culture, sa langue si particulière vient exprimer sa singularité. En témoigne le kanji « bunka§/文化 » qui signifie « culture » en français. Deux caractères chinois : BUN, KA. Qu’est-ce que ces caractères japonais signifient ?

KA化  signifie le changement, les métamorphoses, et BUN, 文, qui signifie la lettre, l’écriture. Autrement dit le mot, le terme qui dit en japonais : une culture, où l’on peut entendre que les modalités de ce qui s’échange et de ce qui fait lien dans un lien social japonais. Alors que la notion de culture chez les français expatriés, immigrés est différente. Les valeurs, les codes et les symboles de la culture française diffèrent de celle de la société japonaise. La culture nipponne se ressent au quotidien au travers de la hiérarchie omniprésente dans tous les échanges, le collectif sur l’individu, la censure de l’expression personnelle, la politesse extrême…Beaucoup de différences qui peut susciter un mal être, une souffrance chez le français expatrié et qui amener à consulter un psychologue parlant français au Japon.

La question de l’intégration

Les français de l’étranger installés au Japon, doivent faire face à l’adaptation de leur nouvel environnement, comme Tokyo, Yokohama, Osaka, Kyoto. Mais aussi au monde du travail : la culture de l’entreprise peut être déracinant. Concernant les femmes expatriées, leur sentiment de solitude et d’isolement est parfois renforcé par la langue de la société japonaise.

Le statut des épouses expatriées

La vie de famille des arrivants au japon se trouve à être réorganisé. Les femmes qui sont expatriées pour suivre leurs conjoints se trouvent ou peuvent se retrouver dans un isolement au Japon. De plus, dans la société japonaise, la famille, la femme et la mère sont perçu différemment. Leurs statuts et leurs rôles reflètent bien la culture japonaise. Difficile mais pas impossible, pour les épouses expatriées, de trouver du travail. Une des difficultés qui revient est la barrière de la langue. La langue japonaise est très présente dans les entreprises. Autres difficultés, celle de se faire de nouveaux amis. Un sentiment d’étrangeté peut émerger et éprouver être rejeté.

La femme expatriée doit se créer une nouvelle place dans son pays d’accueil. L’expatriation entraine un remaniement de l’identité. Des associations françaises à Tokyo, à Kyoto sont là pour accueillir les épouses, les familles expatriées. Par exemple, il y a l’association Femmes actives au Japon est un réseau professionnel au féminin. https://www.femmesactivesjapon.org/. Comme son nom l’indique, elle met au centre, au cœur de son association les femmes. Son éthique repose sur 4 valeurs clés : le professionnalisme, la convivialité, la solidarité, la diversité. C’est une association qui s’adresse à toutes les femmes actives : salariées, entrepreneures, en recherche d’emploi. L’association accompagne les « femmes actives » dans leurs parcours professionnels.

Pourquoi un psychologue français pour expatrié au Japon ?

Avoir la possibilité de consulter en français à Tokyo peut être utile. Les consultations permettent de trouver des ressources, dans un contexte où le déracinement est très fort. Le psychologue pour expatrié, immigré, aide à faire face aux difficultés, opportunités et vulnérabilités propres à l’expatriation pendant et après la transition. Il rassure à chacune des étapes importantes.

 

Alexis Dazy,

Psychologue, Psychanalyste

Aller au haut